Vous trouverez ici le résumé des cinq études données par Antoine Doriath lors de la convention de France Évangélisation en juillet 2012 précisément sur ce thème. Il s’agit de notes qui demandent que vous lisiez préalablement les textes cités.

1. L’Église « berceau »

Jean 1.12 ; 3.3,5 7 ; Actes 2.47 ; 1 Pi. 2.2

Bien que l’église soit le lieu d’accueil des nouveau-nés spirituels, ce n’est pas elle qui fait les enfants. Son rôle est d’accueillir ceux et celles que Dieu va y placer. Dans son infinie sagesse, Il choisit de nous accorder ou non des enfants. Le rôle de l’église sera alors de les accueillir sans jugement, avec énormément d’amour, de compassion et de compréhension. Les membres se doivent d’être des exemples pour les bébés spirituels afin qu’ils grandissent dans la paix. La question primordiale est : voulons-nous des « bébés » spirituels avec la même ardeur qu’Anne (1 Sam. 1.9-13) ou Paul (Rom. 9.2-3 ; 10.1) ?

2. L’Église « école »

1 Cor. 3.16 ; 6.2-3,9,15,19 ; 1 Tim. 1.20 ; 5.4 ; Éph. 1.20 ; Phil. 4.11-12

Arrivé dans l’Église, le bébé spirituel est désormais destiné à grandir. L’image de l’école s’observe par les emprunts au champ lexical de l’enseignement dans la Bible. La Parole appelle les fidèles à être plus que de simples élèves, mais plutôt des disciples de Christ, le seul Maître digne de confiance. Le manuel de l’Église-école, la Bible, comprend des textes difficiles qui nécessitent un éclairage. Tout au long de la formation, ceux qui sont chargés de l’enseignement (moniteurs, responsables de jeunes, de groupes de maison, pasteurs) sont alors tenus de transmettre le message de manière adaptée, audible et intelligible, non pour le plaisir de faire de l’érudition mais pour toucher les cœurs et armer le nouveau converti ! Les devoirs des membres de l’église consistent à sonder l’Écriture et mettre en pratique les enseignements. Enfin, la présence de l’élève demeure une condition évidente essentielle pour réussir l’apprentissage.

3. L’Église « salle d’entraînement »

1 Cor. 9.26 ; Héb. 12.1 ; Gal. 6.2 ; Actes 24.16 ; Col. 4.12 ; 1 Thes. 1.7

L’église permet au jeune converti de s’entraîner. Il s’agit d’un lieu d’exercice où les connaissances se transforment en convictions. L’église, dans la Bible, est à la fois un tapis roulant selon Paul qui nous prépare au marathon de la vie chrétienne, un lieu où est pratiquée l’haltérophilie car on y porte les fardeaux des uns des autres et un stade d’escrime pour manier l’épée de l’esprit. Dans cette Église-salle de sport, l’exercice est constant. Les membres de l’église peuvent alors s’entraîner à prier, enseigner, témoigner et servir. La prière s’apprend par mimétisme et celles des plus avancés dans la foi doivent donc être précises, explicites et régulières. Dans la salle de sport, la persévérance est de rigueur. Le fait d’avoir des modèles à proximité en paroles, conduite, amour et pureté, aide les plus jeunes dans la foi tout comme les Thessaloniciens de l’époque de Paul.

4. L’Église « armée »

Rom. 15.30 ; Col. 4.12 ; Jude 1.3 ; 2 Tim. 4.7 ; Matt. 13.28 ; 1 Pi. 5.8 ; Col. 4.12 ; 2 Sam. 23.9-10

Après l’entraînement, le converti passe au combat. Cette image est développée dans la Bible. Dieu, appelé Éternel des armées, encourage le croyant dans le Nouveau Testament à combattre avec des armes spirituelles, à combattre dans la prière, à combattre pour la foi. Il est bon que le nouveau converti prenne conscience qu’il y a un adversaire à ne pas sous-estimer. De plus, il n’est pas le seul ennemi : la lutte est constante contre le péché, le monde et la chair. La bataille se déroule sur deux grands terrains : l’arrière est celui de la prière (combative, dynamique et pleinement consciente à l’image d’Épaphras), le front celui de la parole (l’enseignement et l’évangélisation à l’image d’Éléazar qui brandit l’épée comme nous pouvons brandir la Parole de Dieu). La lutte concerne de nombreux domaines tels que l’immoralité, les injustices, la mondanité, le matérialisme, une certaine forme de féminisme… L’ensemble des chrétiens est concerné par ce combat et est appelé à persévérer jusqu’au bout pour être sauvé. Mais sachons que la victoire est déjà acquise en Jésus-Christ ! Parfois, lors des combats, il arrive que le soldat souffre ou soit blessé mais l’église est aussi là pour encourager dans la longueur.

5. L’Église « hôpital »

Enfin, l’église est un hôpital. La Bible parle constamment de maladie et de guérison. À l’instar du bon Samaritain, le chrétien est appelé à concourir à la guérison de ceux qu’il rencontre sur le chemin de la vie. Le péché est souvent caractérisé par des maladies. Tout comme le médecin urgentiste, le premier souci de l’église doit être celui de sauver la vie du blessé. Dans cette mission, les évangélistes reçoivent parfois des coups, mais heureusement que les églises sont derrière eux pour les relever. Parfois, ce qui blesse, ce sont aussi les poisons autour de nous (philosophiques ou religieux), Par exemple, l’évangile de la prospérité fait des ravages et laisse sur le sentier beaucoup de déçus. Il y a aussi les blessés par la vie, les laissés-pour-compte et les asservis qui peuvent trouver le repos et l’aide dans l’église. Dans l’hôpital, plusieurs postes sont occupés. L’accueil nécessite une écoute particulièrement attentionnée du problème, l’infirmier doit visiter régulièrement le malade et le chirurgien doit parfois même amputer. Des dons divers ont donc été dispensés à chacun dans l’Eglise hôpital. Ainsi, tout le monde n’est pas chirurgien mais au moins un bon Samaritain.

Antoine Doriath