« Les jeunes et mon équipe ont vraiment apprécié tes interventions et ton témoignage en a touché plus d’un ! Ta prédication du dimanche matin m’a vraiment encouragée, et je t’en remercie car j’en avais besoin. J’espère avoir de nouveau l’occasion de t’inviter à nos camps ; en tout cas, je suis contente du travail que tu fais pour le Seigneur. Cela me réjouit ! » – Yesan Lee, responsable jeunesse et organisatrice, Département jeunesse des Communautés Hmong de France.

« Merci de t’être déplacé dans le Nord pour nous voir. Et merci pour ton intervention, pleine de bon sens, de respect, d’ambition. Tout ce que tu nous as dit m’a paru « évident ». Voilà, ce petit mot pour t’encourager dans ton ministère. Tu as de vrais talents. J’espère maintenant que chacun de nous, et tous ensemble, nous saurons mettre à profit ce que tu nous as partagé. » – Église France Mission à Amiens.

« Merci encore pour l’enseignement percutant que tu nous as apporté le week-end dernier en Alsace. J’espère qu’il nous fera réfléchir profondément et revenir à l’essentiel. » – Église Baptiste de Colmar en Alsace.

Pas besoin de vous dire que ces quelques retours m’ont beaucoup encouragé dans mon ministère d’évangéliste itinérant. Cela m’a permis aussi de me souvenir de ce que disait l’apôtre Paul aux Corinthiens : Je ne dis pas que nous soyons capables, par nous-mêmes, de concevoir quelque chose comme si cela venait de nous. Notre capacité, au contraire, vient de Dieu. Il nous a aussi rendus capables d’être serviteurs d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’Esprit ; car la lettre tue, mais l’Esprit fait vivre (2 Corinthiens 3 : 5-6).

John Bunyan, au XVIIe siècle disait : « J’ai prêché ce que je ressentais, ce que je ressentais intensément, comme une brûlure. » On pourrait aussi évoquer John et Charles Wesley. En plus d’être un évangéliste, Charles W. a écrit plus de sept mille cantiques et en plus de prêcher cinq sermons journaliers, il organisait des campagnes d’évangélisation. On dit qu’après les réunions, il se rendait disponible au bavardage… comme il m’arrive aussi de le faire. Ce sont des moments précieux où les langues se délient et les cœurs s’ouvrent.

Même si quitter la famille régulièrement pour de longs week-ends est parfois difficile, j’en reviens toujours encouragé car je vois que le Seigneur se sert de moi d’une façon ou d’une autre.

Depuis la Pentecôte, l’Église de Jésus-Christ a toujours été en contact avec le ministère d’évangélistes. Pas uniquement pour annoncer le message du Salut à des non croyants, mais aussi pour enseigner, encourager, réveiller, et motiver le Corps de Christ.

Je vis comme un véritable privilège d’avoir un ministère au service du corps de Christ et pas uniquement local. Certes, le contexte local m’apporte beaucoup de joie, mais je ne veux pas négliger mon ministère itinérant. Je réalise constamment son efficacité et sa légitimité. Non pas parce que le Seigneur m’a doté de talents, mais parce que le message de l’Évangile est extraordinaire, non seulement par sa grandeur, mais par le fait qu’il sauve des âmes, ravive les cœurs défaillants, redonne de l’enthousiasme dans des situations les plus difficiles. Quant à mon ministère à la radio, il me pousse au-delà des frontières, dans des contextes politiques, culturels et religieux des plus fermés. Quel privilège de proclamer l’Évangile de Jésus-Christ !

Que chaque évangéliste, quels que soient ses talents, quel que soit le contexte dans lequel le Seigneur l’a placé, puisse chanter aux côtés de Frank Houghton :

Nous portons la torche ardente

Qui est tombée des mains de ceux

Qui ont donné leur vie en proclamant

Que Jésus est mort et ressuscité.

Nous avons la même mission,

Enflammés par la même ambition,

Nous te remercions de tout ce que nous savons faire.

(Facing a task unfinished)

J’ai le souvenir d’une invitation dans une petite Église locale des Alpes. Ce dimanche, le thème de ma prédication était « Le fils prodigue ». Après la réunion, trois personnes pleuraient dans les bras l’une de l’autre. Un homme d’une cinquantaine d’années, accompagné de son épouse et leur fils, la trentaine. Ce dernier avait repris contact avec ses parents la veille, après trois ans de silence total. Ils avaient décidé de se rendre tous ensemble à la réunion du dimanche. Personne n’était au courant… sauf le pasteur de cette petite Église… et Dieu. Le pasteur n’aurait jamais pu prêcher un tel message dans de telles circonstances. Dans sa divine providence, Dieu m’avait inspiré.

Je pourrais vous raconter encore beaucoup d’histoires semblables à celle-ci. Après avoir vécu de telles expériences, je ne peux avoir qu’une profonde conviction qu’un évangéliste au service de l’Église va bien au-delà d’une simple formule.

Non, ce que nous annonçons, ce n’est pas nous-mêmes, mais Jésus-Christ le Seigneur. Et nous, nous sommes vos serviteurs à cause de Jésus (2 Corinthiens 4 : 5).

Daniel Coronès