Retours d’expérience : N. Georgel – R2E promotion 2013

Voilà maintenant 10 ans que Dieu m’a adopté comme son enfant. Quand je regarde en arrière, la méthode que j’ai quasiment toujours utilisée reste la même : bâtir une relation de un à un pour former des disciples. Plus jeune, j’étais tellement plus à l’aise pour former les nouveaux convertis en les prenant un à la fois. Mais lorsque plusieurs de mes amis se sont convertis, je les ai invités chez moi… mais en laissant mon père organiser des études bibliques ! Je préférais me charger du suivi personnalisé de mon côté.


Il y a une citation de Bryan Chapell qui me sert d’ancre dans mon ministère d’évangéliste, un mode d’emploi dans la formation de disciple :
« La grâce ne peut être ni suscitée ni maintenue par des moyens humains… Si l’on se contente de demander aux gens d’imiter la piété d’un autre sans leur rappeler que la vraie sainteté doit provenir de la dépendance à l’égard de Dieu, alors on les incite soit à désespérer de toute possibilité de transformation spirituelle, soit à en nier la nécessité. »


J’ai appris que l’authenticité, la transparence mais surtout la dépendance à Christ sont des ingrédients capitaux lorsque l’on forme des disciples. Une rupture peut s’établir dans le discipulat lorsque le formateur du disciple pense être le responsable ultime de l’exemple de piété et prend finalement la place du Christ. Nous qui formons nos jeunes frères et sœurs dans leur marche avec Jésus devons accepter de paraître comme nous sommes (avec discernement toutefois) : limités, toujours pécheurs et toujours au bénéfice de la grâce. Bien que formateurs, nous continuons d’emprunter nous-mêmes le chemin du disciple de Jésus. Nous trébuchons parfois, mais persistons à entraîner ces disciples par nos vies transformées, par nos conseils, par nos erreurs à dépendre et regarder uniquement à notre Sauveur.


Mon vœux le plus cher auprès de mes amis, mes collègues, ma famille et dans mon couple, c’est de former des imitateurs de Jésus-Christ et pas des imitateurs de chrétiens. Notre Seigneur ne décevra jamais ceux qui le suivent !

N. Georgel