Dieu était en Christ, réconciliant les hommes avec lui-même… 2 Cor. 5 : 19

Nous étions quatre de France Évangélisation à participer au 3e congrès mondial sur l’évangélisation du monde, issu du mouvement de Lausanne, Philippe Monnery, associé de FE, Saotra Rajaobelina évangéliste, Raphaël Anzenberger, secrétaire général et moi-même. Nous avons assisté à un événement unique qui a rassemblé plus de 4 000 responsables d’Églises de 198 pays.

Ce qui nous a frappés, c’est la dimension universelle de l’Église de Jésus-Christ, la « catholicité évangélique », comme diraient A. Nisus ou S. Fath.

Cette dimension met en lumière plusieurs aspects :

– L’extraordinaire œuvre de Dieu à travers le monde : fascinante et bouleversante !

– La disparition d’un centre de gravité de l’évangélisme : les intervenants, de grande qualité, étaient africains, asiatiques, sud-américains, australiens, mais aussi américains et européens… 60 % des participants venaient des pays dits émergents.

– La disparition d’un certain vedettariat. La parole a été multiple : plus de 40 orateurs ou modérateurs, sans compter les nombreux témoignages.

Un seul petit regret : la trop faible place accordée à la francophonie dont le sommet se tenait simultanément à Montreux.

La première partie de la « Déclaration de Cape Town » publiée le dernier jour est une déclaration d’amour : « Parce que Dieu nous a aimés le premier… ». Nous l’aimons, nous aimons Jésus, son Église… et les 638 groupes ethniques de plus de 50 000 personnes qui ne connaissent pas l’Évangile, soit 1/3 de l’humanité !

C’est un véritable défi qui a été lancé pour l’évangélisation des « non-atteints », vision qui nous fait peut-être parfois défaut en France, défi qui ne peut pas nous laisser indifférents. En tout cas, il n’a pas laissé indifférent Philippe et Saotra, comme vous allez le lire. Car comment croiront-ils, si personne ne leur prêche ? Quelle est notre part de responsabilité à nous, France Évangélisation… un sujet à méditer.

Alain Stamp