Donne une définition de ton profil d’évangéliste.

Dès ma conversion, j’ai eu à cœur de parler de Jésus dans mon quotidien mais aussi d’encourager les membres de l’Église à le faire. Je suis donc une évangéliste au service de l’Église locale qui aime parler de Jésus-Christ dans son quotidien. Depuis quelques temps, au travers de M2E, je développe l’aspect « participation à la croissance de l’Église ». Auparavant, j’essayais d’encourager les frères et sœurs à répandre l’Évangile en racontant des témoignages. Depuis, je leur transmets également des outils et les encourage tout particulièrement à répondre au grand appel de Matthieu 28.

Quel public penses-tu toucher ?

Dans le cadre de l’Église locale, je recherche principalement à encourager les membres à répandre l’Évangile auprès de leurs amis, de leurs collègues. Pour cela, j’essaie de les encourager au travers de trois axes : la compétence, la conviction et le caractère. Pour l’instant, j’ai organisé quelques réunions dans lesquelles j’ai encouragé des personnes à prendre conscience que le fait d’annoncer l’Évangile n’est pas réservé aux évangélistes. Nous prions les uns pour les autres et j’ai transmis à plusieurs personnes le livret des 7 signes de Jean. J’ai également pu transmettre la formation LVS mais aussi encourager l’équipe pastorale dans une réflexion autour de l’Église Missionnelle.

Qu’est-ce qui t’encourage le plus ?

Dernièrement ce qui m’a énormément encouragée, c’est la conversion et la demande de baptême d’une résidante du quartier de l’Église. J’ai passé plusieurs mois avec une jeune femme autour de l’outil LVS. Nous avons vécu des temps bénis et personnellement j’ai vu cette amie grandir dans la foi. Parallèlement à nos rencontres, je l’ai encouragée à transmettre l’outil des 7 signes de Jean à l’une de ses voisines avec qui elle s’était liée d’amitié (sa voisine était venue à l’Église suite à une exposition d’art). Elles ont commencé à étudier les miracles relatés dans l’Évangile de Jean. Nous avons prié pour ces rencontres. Cette voisine a finalement donné sa vie à Jésus-Christ et cette amie va bientôt la baptiser. J’espère que cette même voisine va, à son tour partager autour des miracles de Jean. En tous cas, elle en a formulé le désir. Je suis très heureuse d’avoir vu cette jeune femme, non évangéliste, conduire à la foi sa voisine. Cette voisine a témoigné dans l’Église et quelques personnes sont venues me voir pour en savoir plus sur l’étude autour des miracles dans Jean.

Quel est ton plus grand défi ?

Mon plus grand défi est de ne pas me disperser et de continuer à entretenir mon don principal. Je suis avant tout une évangéliste de rue, je veille à rester disponible dans le partage de ma foi au quotidien. Concernant l’Église, je prie Dieu de me conduire dans les projets qu’Il a prévus auprès des personnes qu’Il désire. Je veille à ne pas tomber dans de la stratégie pure mais à rester à l’écoute de l’Esprit dans mes rencontres, mes interventions et mes prières. Je crois que le Royaume de Dieu n’avancera ni par force, ni par puissance, ni par piété (même si celle-ci est indispensable à ma vie de disciple) mais par l’Esprit. Que le Seigneur me protège de l’activisme pour me conduire au cœur de Son plan pour l’Église locale.

Clémentine Bernard-Gaye