Tendus vers le but, pratiquons l’hospitalité et servons avec zèle
Les jours sont mauvais et sombres, mais Christ revient bientôt. Soyons en certains ! Et comme des athlètes tendus vers le but, apprenons à prier avez un zèle persévérant. Comme l’athlète s’impose une discipline, disciplinons notre emploi du temps et notre esprit pour prier et aimer nos frères et sœurs dans la foi d’un amour ardent et concret, et ainsi le monde verra que nous sommes disciples de Jésus.
Comme l’athlète qui tend ses muscles, exerçons les muscles de notre amour, et qu’il soit ardent pour aimer l’autre d’un amour concret, et lui pardonner quand il m’a blessé. Pierre nous propose quatre domaines dans lesquels nous sommes appelés à courir avec persévérance (1 Pierre 4.7-11) : la prière persévérante (4.7), l’amour ardent (4.8), l’hospitalité (4.9), l’humble service (4.10-11). Dans un précédent article, nous avons exploré la prière persévérante et l’amour ardent. L’amour sert le prochain avec zèle et humilité ; et il réserve bon accueil au frère ou à la sœur, même différent de moi ou étranger, et il exerce l’hospitalité. L’hospitalité et le service sont donc deux voies de l’amour qui, par excellence, manifeste l’Evangile de façon visible aux yeux d’un monde qui nous regarde.
1. L’hospitalité et l’accueil de la différence
Pierre utilise l’adjectif philoxenos, qui signifie hospitalier, plutôt qu’un verbe. Cet adjectif décrit qui nous sommes, plutôt que ce que nous devons faire. Car de toute façon, nous ne pouvons faire que ce que nous sommes ! L’hospitalité doit donc faire partie de nous. Ouvrir nos cœurs et notre maison, et aider nos frères et sœurs. C’est quelque chose qui parle très fort dans notre société super-individualiste, super-égocentrique, et obsédée par la recherche effrénée du plaisir personnel. L’hospitalité est donc absolument nécessaire pour briller en ces temps de la fin.
Cette hospitalité, cette aide, cette communion, doivent être vécues avec l’ensemble de la communauté, même avec les frères et sœurs qui sont différents de nous. Vous savez, philoxenos vient de deux termes grecs : philos, qui veut dire ami, associé, compagnon, et xenos, étranger, sans la connaissance de, nouveau, inconnu. Notre nature humaine nous porte à aller automatiquement vers ceux qui nous ressemblent. Mais par hospitalité, le chrétien est aussi appelé à aller vers ceux qui sont différents de lui, qui ne sont pas comme lui, à accueillir l’ensemble de ses frères et sœurs. Et pourquoi cela ? Parce que l’église est le peuple racheté de Dieu dans lequel les barrières sociales, raciales, générationnelles, et de genre, tombent.
C’est dur à vivre, certes, mais Pierre nous exhorte à le faire, et cela sans murmure. Priez ensemble. Ayez de l’amour les uns envers les autres pour vous pardonner. Et pratiquez l’hospitalité. Car Jésus a dit : « C’est à l’amour que vous avez les uns pour les autres que le monde verra que vous êtes mes disciples » (Jean 13.34-35). C’est une telle communauté qui peut briller au milieu de tous ces non-croyants qui l’entourent, et au milieu de la ville. L’église est un témoignage puissant de l’Evangile pour l’incroyant qui la regarde, mais encore faut-il que l’église mette tout cela en pratique. Lourd programme ! Mais c’est possible grâce à l’aide de Dieu.
2. Le zèle dans le service, de fidèles intendants de sa maison
Comme de bons intendants des diverses grâces de Dieu. Au temps de l’apôtre, l’intendant, était l’administrateur d’une maison. Il n’avait aucun bien propre, mais distribuait les biens de son maître selon la volonté et les ordres de celui-ci. Le chrétien est donc un intendant, et son maître, Jésus le roi suprême, lui confie des dons, dans sa volonté souveraine et sa divine providence. Mais ces dons ne sont pas pour sa jouissance personnelle ! Ils sont reçus pour être mis au service des autres gens de la maison, qui est l’église. Aussi, Pierre rappelle-t-il à ses destinataires qu’ils doivent servir les autres au sein de la communauté avec les dons particuliers qu’ils ont reçus, parce que ces dons leur viennent de Dieu. Les dons à mettre au service des autres dans l’église viennent de Dieu seul. Ils se pratiquent en s’appuyant sur Dieu seul, cela, afin de glorifier Dieu seul.
Pour conclure :
Mes amis, restons donc toujours attachés à l’église ! Lorsque c’est difficile, prions ensemble ! Aimons-nous ardemment, avec ces muscles qui sont toujours en tension. Pardonnons-nous ! Accueillons-nous ! C’est important car Dieu a voulu l’église, afin que ceux qui la constituent puissent briller dans le monde, comptant sur Dieu afin de l’adorer et de le glorifier, et ce jusqu’à son retour. Car comme nous l’avons dit : « un jour, toute genou fléchira devant lui » !
Posons-nous maintenant ces quelques questions :
- Suis-je prêt à réserver un bon accueil à ceux qui sont différents de moi ?
- Suis-je prêt à ouvrir mon cœur et ma maison à tous mes frères parce que Christ les aime comme il m’a aimé moi ?
- Dans mon service pour Dieu, quelles sont mes motivations ?
- Est-ce que m’appuie sur mes propres forces ou sur Dieu seul ?
- Suis-je motivé par l’amour du prochain, et la Gloire de Dieu ?
Restons donc fidèles à l’église, support de notre témoignage, dans l’attente de Son retour, et devenons l’Eglise que Christ veut. Et le nom de Jésus sera glorifié au milieu de nous, et manifesté devant le monde.
Nicolas Mierzwiak