Dans un précédent article, nous avions découvert l’approche de Jésus, en 3 étapes, pour aller chercher la personne qui se cache derrière la question posée. Dans cet article, nous vous proposons une séance de travaux pratiques :

Imaginez. Un de vos amis vient vers vous et vous dit : « On entend dire parfois que Jésus dit qu’il est le seul vrai Dieu, est-ce que çà veut dire, du coup, que toutes les autres religions se sont plantées ? Dire une chose pareille, je trouve çà hyper-choquant ! C’est même arrogant ». Et c’est vrai qu’à priori, dit comme çà, cela semble un peu arrogant. Surtout dans notre société, où le libre choix de l’individu est devenu un dogme sacré, et où les nombreuses croyances et spiritualités sont reléguées dans la sphère du privé et de l’intime. Dans un contexte où le relativisme est roi, l’exclusivisme de Jésus choque. Mais Jésus était-il arrogant ? S’imposait-il par la violence ? Pas du tout ! Il n’y a qu’à regarder ses conversations, et en particulier sa rencontre avec la femme samaritaine… Jésus vient à l’homme dans la vulnérabilité et l’humilité, sans jugement. Alors, comment répondre à cette question, celle de l’exclusivité de Jésus ?

1. Quelle est la personne qui me pose cette question ?

Peut-être que la personne qui me pose cette question est très intéressée par la spiritualité, notamment par les spiritualités qui sont à la mode, dans l’air du temps. Un peu de méditation en pleine conscience, de pensée positive, les exercices respiratoires du yoga… cette approche qui englobe un peu de cette spiritualité ci, un peu de cette philosophie là. Dans ce milieu, très relativiste dans sa démarche, cela semble hyper agressif et arrogant de dire : « Je suis le Chemin, la Vérité, la Vie » ! J’imagine que la personne qui me pose cette question doit se dire : « mais enfin, tu te prends pour qui ? ».

Aujourd’hui, l’exclusivisme de Jésus choque.

2. Quelle question pourrait-on poser en retour ?

Pour répondre à ce sentiment, on pourrait demander : « As-tu déjà lu une biographie de Jésus ? Moi, ce qui m’étonne, quand je lis l’Evangile, c’est que Jésus est tout sauf ce mec arrogant qui dit : les amis, vous n’avez rien compris. Moi, je suis le Chemin, la Vérité, la Vie ».

Ce qui est intéressant, c’est de voir que ce Jésus, que la Bible présente comme étant lui-même Dieu, dans sa posture de Dieu, ne s’impose pas. Il pourrait faire comme les dieux grecs, imposer sa stature. Mais non, pas du tout ! Il ne force pas les gens. Il est humble. Il est doux, et il dit : « Venez à moi vous tous qui êtes fatigués et chargés et je prendrai soin de vous ». Et finalement, on voit là un Dieu qui saigne et qui meurt pour nous dans une totale humiliation ! Donc l’inverse complet de l’arrogance.

Le Jésus des évangiles est tout sauf arrogant.

3. Comment inviter la personne à faire un pas de plus en direction de Jésus ?

Mais comment réconcilier cette affirmation exclusive de Jésus : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14.6), avec ce portrait d’un Dieu qui saigne et meurt pour nous : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique, afin que quiconque croit ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3.16). Nous avons placé la personne face à ce dilemme, et nous pouvons à présent l’inviter à le résoudre elle-même. Comment ? En l’invitant à lire un évangile, pour qu’elle puisse découvrir d’elle-même qui est Jésus. Il est possible de regarder avec elle quelques épisodes de la série « The chosen ». Ou encore d’utiliser des outils d’étude inductive de la parole, tels que les parcours « La grande histoire » et « les sept signes », ou de lui offrir un evangile.net.

Et, avec l’action conjuguée de l’Esprit Saint et de nos prières, la personne se rendra compte que :

Si Jésus fait ce qu’il fait et dit ce qu’il dit, c’est parce qu’il est Dieu, et que c’est parce qu’il est Dieu qu’il peut dire ce qu’il dit et faire ce qu’il fait.

Léa Rychen et Raphaël Anzenberger