À quoi doit veiller l’évangéliste dans ses relations avec l’Église locale ?

L’évangéliste est amené à travailler avec de nombreuses églises locales. Ce sont elles, en grande partie, qui organisent, prient, donnent et travaillent pour préparer la venue de ce serviteur de Dieu.

Découvrez 5 aspects dans lesquels l’évangéliste se doit d’être attentif dans ses relations avec l’église locale.

1. Écouter le projet de l’Église ou des Églises

L’évangéliste veillera, dans un premier temps, à ne pas imposer son programme. Il est là pour écouter, découvrir, comprendre le projet de l’église ou des églises qui font appel à lui. Quelques questions l’aideront. Quelle est la vision que Dieu leur a donnée ? Quelle(s) famille(s) d’église(s) m’invite (nt) ? Depuis quand travaillent-elles sur place ? Quelles actions d’évangélisation ont été entreprises jusqu’à présent ? Qui pensent-elles toucher ? Qui participera et où ? Quel est le contexte économique et spirituel local ? Autant de questions qui lui permettront de cerner au mieux leur projet. L’évangéliste pourra bien sûr, apporter ses idées, faire part de son expérience, suggérer, tout en faisant preuve d’ouverture. Il est l’invité et non l’organisateur même si ses compétences et son expérience sont les bienvenues.

2. Respecter l’autorité spirituelle de l’Église locale

L’évangéliste est appelé par Dieu à exercer son ministère.[1] Mais il exerce son ministère avec des églises locales pour leur bien. Par conséquent lors de ses tournées, il est soumis à l’autorité de l’église ou des églises. En cas d’avis différent sur un sujet secondaire, ou sur une manière de procéder il devra respecter les croyances et pratiques de l’église et se soumettre à l’autorité locale. Exemple. Certaines communautés ne souhaitent pas qu’on prie de manière publique en imposant les mains aux malades. Je respecte ce point de vue. Je me soumets à l’autorité du pasteur ou des anciens. Je me souviens d’une communauté dans un pays voisin qui m’avait invitée et n’était pas ouverte à ce qu’on prie publiquement pour les malades. Dans mon temps de prière, j’ai demandé à Dieu que s’il voulait toucher quelqu’un de le faire en respectant la manière de procéder de cette église. Sans que je parle de guérison, une personne est venue me voir en entretien. Elle m’a demandé de prier pour un problème de santé. Je l’ai fait très simplement. Le soir même Dieu l’a guéri.


[1] Éph. 4.11

3. S’adapter rapidement

Travailler avec des églises demande une grande capacité d’adaptation. Un week-end ou même une semaine passent vite. C’est pourquoi l’évangéliste doit se préparer spirituellement dans la prière, dans la recherche de la pensée de Dieu pour cette église bien avant d’arriver sur place. Cela lui permettra une fois sur le lieu de son intervention d’être immédiatement dans le bain. L’évangéliste sera sensible à ce qu’il perçoit, ressent, reçoit de Dieu et découvre et en tiendra compte dans ses interventions. Ainsi l’Esprit le conduira peut-être à accorder du temps aux ministères sur place, à favoriser les entretiens individuels, à modifier une partie de son message, voire même à en changer. C’est déroutant. Mais la bénédiction sera au rendez-vous. Je me rappelle d’une intervention au Bénin où au dernier moment Dieu me demande de changer de message. Ce matin-là, par la grâce de Dieu, le vent de l’Esprit a soufflé. Je ne m’y attendais pas du tout. De nombreuses demandes de pardon et des réconciliations ont eu lieu. Que se serait-il passé si je n’avais pas obéi à Dieu et n’avais pas accepté d’être déstabilisé ?

4. Encourager les ministères

L’évangéliste se souviendra que les pasteurs et autres ministères qui l’invitent vivent parfois des situations difficiles. L’évangéliste est une météorite. Il est mis en avant. Le pasteur, lui, est présent toute l’année. Il doit gérer. Faire face aux critiques, aux mécontents, aux requêtes etc. L’évangéliste doit être sensible à cela. Son rôle avec l’église locale est aussi d’écouter, d’encourager, de conseiller, d’édifier, de prier pour le pasteur, son épouse, ses enfants et les différents ministères des églises qui l’invitent.

5. Gérer la pression

Quand plusieurs églises l’invitent, que le projet est conséquent et préparé depuis des mois, l’investissement humain et financier important, les attentes peuvent être grandes. L’évangéliste doit apprendre à gérer cette pression. Par une préparation adéquate, une forte dépendance et confiance en Dieu ainsi que dans les églises locales. L’église n’est pas là pour l’enfoncer, mais pour lui permettre d’exercer son ministère dans les meilleures conditions. Et ainsi de bénéficier des dons que Dieu lui a donnés. L’évangéliste et l’église locale sont comme les deux faces d’une pièce de monnaie. L’un ne va pas sans l’autre.

Comment prier pour les évangélistes ?

Que Dieu leur accorde :

• Souplesse, adaptation et écoute de l’Esprit ;

• Soumission de bon cœur à l’autorité locale ;

• Force et courage pour gérer les pressions et encourager les ministères.

Emmanuel Maennlein