Donne une définition de ton profil d’évangéliste.

Pour Emmanuelle et moi, une des caractéristiques fondamentales de notre profil est le relationnel. Nous pensons que Dieu nous a donné cette capacité pour aller de l’avant dans toutes nos rencontres. Dans le cadre de l’implantation d’Église, notre objectif est de développer tout type de relations, de les intensifier et leur donner une perspective spirituelle en restant vigilant à ne piéger personne.

Quel public penses-tu toucher ?

Le public touché peut évoluer tout au long de notre ministère d’évangéliste. Pour l’instant nous développons le créneau famille étant donné l’âge de notre petit garçon qui nous ouvre de multiples portes. Ce public est intéressant et permet d’aborder relativement facilement des questions plus profondes, souvent provoquées par les réflexions liées à l’éducation.

Impliqués dans un café associatif, nous sommes aussi en relation très fréquente avec un public plus large et souvent attaché à la nature, à l’écologie, aux solutions alternatives. Ce public est sensible au spirituel, mais la plupart du temps, dans son aspect ésotérique. Nous essayons donc d’être sensibles, attentifs, de faire preuve de discernement, pour poser les bonnes questions et être source d’éveil au Christ.

Qu’est-ce qui t’encourage le plus ?

Jésus reste une source d’encouragement inépuisable. Il est celui qui nous stimule dans nos rapports aux autres. Il est d’une pertinence incroyable : sa vie, ses paroles et son œuvre.

L’implantation d’Église en zone rurale a son lot de défis. Après deux ans et demi passés sur place, nous sommes encouragés de voir enfin émerger des relations de confiance qui nous permettent d’aborder des thèmes spirituels avec calme.

K. a fréquenté le café associatif, dès son ouverture. Complètement paumé dans tous les domaines de sa vie, il est aujourd’hui en phase de reconstruction et dans un cheminement spirituel encourageant. Cette œuvre est longue, elle touche à sa vie de manière globale, mais que d’évolutions depuis le début.

Quel est ton plus grand défi ?

Cette forme d’évangélisation demande du temps et beaucoup de persévérance. Lors de notre arrivée en Corrèze, nous avions le désir de rapidement inviter des gens à la maison. Quelle n’a pas été notre surprise lorsqu’on nous répondait non ! Jamais nous n’avions rencontré pareille réticence dans le passé. Nous avons donc dû réapprendre la démarche en nous accoutumant à la culture locale.

Le plus grand défi reste toujours celui d’aider les gens à basculer dans une prise de conscience réelle que Christ n’est pas une alternative, ni une chose en plus, mais l’essentiel ! Il y a aussi le piège de se complaire dans certaines relations agréables sans aller plus loin par peur de perdre le peu que nous avons bâti.

Luc et Emmanuelle J.