Donne une définition de ton profil d’évangéliste.

Un aumônier du sport est une personne qui prodigue un soin pratique et/ou spirituel, avec permission, pour le bien-être holistique de tous ceux engagés dans le sport. Voilà la définition officielle de l’aumônerie sportive.

On peut dire que l’aumônier sportif est un évangéliste par son engagement. Il se met au service des sportifs, d’une équipe, des entraîneurs et dirigeants. Mais aussi des familles autant d’une façon pratique, matérielle que spirituelle ou pastorale. Il se doit d’être présent, disponible, à l’écoute. Il se doit d’être pro actif, se préparer en amont, prier et être à l’affût, donc à l’écoute active des personnes qui viennent le voir.

Il est dans le relationnel, dans le un à un surtout, et il construit des relations. Cela peut être long parfois pour gagner la confiance de quelqu’un, surtout dans un monde ultra concurrentiel et compétitif, où on ne se livre pas facilement, et encore moins sur ses faiblesses.

Quel public penses-tu toucher ?

Tous les acteurs du monde du sport, le sportif lui-même, mais aussi tout son entourage, entraîneurs, dirigeants, administration, famille, et par ricochet, tous ceux qui aiment et regardent le sport et les sportifs.

Qu’est-ce qui t’encourage le plus ?

D’être au début de quelque développée dans les pays anglophones, autant en France il y a tout à faire, et les portes s’ouvrent :

  • Demande en France d’un aumônier dans un club de rugby à 13,
  • Inauguration d’une salle de recueillement dans un grand club de football de ligue 1,
  • Aumônerie dans un club de football de district,
  • Beaucoup de joueurs de football sont suivis par un aumônier et bénéficient entre autres d’études bibliques,
  • Projet aumônerie sur le circuit de tennis, rencontre avec une joueuse argentine chrétienne.

De voir Dieu à l’œuvre dans le monde du sport. Au fur et à mesure de mes rencontres avec des sportifs, des dirigeants, je constate que Dieu change des vies dans ce milieu. Il fait grandir des sportifs dans leur foi, leur permet de comprendre de mieux en mieux ce que Dieu attend d’eux là où Il les a placés. Quand chacun saisit sa place et son rôle, c’est extraordinaire de constater la transformation dans tous les domaines de la vie chose et d’observer.

Autant l’aumônerie sportive est très d’une personne. Aussi bien sur le terrain où le sport n’est plus vécu d’une manière négative mais comme un moyen de louer Dieu, comme un moyen de faire des progrès dans sa vie de chrétien et comme un moyen d’amener des gens à lui.

Quel est ton plus grand défi ?

Je vois 2 défis majeurs dans ce ministère :

1) Ne pas perdre de vue l’essentiel : celui de dire le message de l’Évangile.

Je témoigne par mes actes et les services que je rends mais les personnes ont besoin d’entendre le message de l’Évangile d’une manière claire pour pouvoir y répondre. Je dois toujours rester attentif pour saisir les opportunités de partager l’Évangile.

2) Le temps : ce ministère demande de la disponibilité, de la présence.

Les sportifs ont besoin de nous voir, de nous observer et de passer du temps avec nous pour nous accorder leur confiance. Du temps veut dire de l’argent, c’est lié, donc le premier défi est de trouver du soutien, des personnes qui sont sensibles à ce ministère et qui aimeraient me soutenir.

Cédric K.