Comment ?
Lors d’une soirée apologétique, l’annonce de l’Évangile n’est pas frontale et immédiate, mais progressive et interactive. Il s’agit d’aborder des questions sensibles et de s’attaquer aux principaux obstacles qui se posent sur le chemin de la réception de l’évangile. Ces obstacles sont caractéristiques de notre culture. Nous devons donc être à l’écoute de la société.
Plutôt qu’un message de proclamation, une soirée apologétique propose un lieu d’échange et de partage, une tribune de libre parole, où l’orateur exprime une problématique, apporte une réponse biblique sur un sujet, puis anime une discussion. En effet, lorsque nous écoutons l’autre, nous gagnons un droit de parole. Et nous pouvons répondre à la personne avec davantage de pertinence après avoir entendu ses questions. Nous discernons alors, par l’œuvre de l’Esprit en nous, ce qui se passe dans les cœurs.
Une anecdote.
Lors d’un week-end évangélisation, à Charleville, j’ai animé une conférence-débat sur le thème « Y-a-t-il encore de l’espérance dans notre société ». Nous avons eu d’intéressantes discussions, et toutes les personnes présentes ont pris la parole. Cette soirée s’insérait dans un ensemble d’activités proposées à la population d’un quartier : ateliers bricolages et jeux pour les enfants et leurs parents, projection du film « la résurrection » …
Aujourd’hui, ce qui parle et impacte les gens, ce sont de telles actions, où l’évangile est aussi incarné par l’attitude des chrétiens, dans des actes qui manifestent l’amour et un esprit de service. Elles offrent un cadre adéquat à l’exposition du message de l’évangile.
Points forts :
Aujourd’hui, les gens se désintéressent des discours magistraux de type conférence. Par contre, des temps de discussion conviviale peuvent intéresser.
Points faibles :
Ce sont les étudiants qui adhèrent le plus à ce genre d’approche. Malheureusement, lorsque les gens rentrent dans la vie active, ils ne questionnent plus beaucoup leurs manières de voir la vie.
Deux bons conseils :
Sachons créer, dans nos églises, des espaces de dialogue, des lieux et des temps de rencontre qui seront favorables à l’annonce de l’évangile.
L’approche apologétique est aussi utile dans le un à un, pour alimenter nos échanges avec des collègues de travail ou lors de covoiturages ! Donc, formons-nous, afin d’être toujours prêts à partager, à expliquer notre espérance à ceux qui nous demanderons d’en rendre compte !
Aurélien Bloch