Non, non, chers amis, le colportage n’est pas dépassé ! Depuis que le Seigneur m’a appelé des ténèbres à sa lumière, j’ai pu expérimenter pas mal de moyens pour proclamer l’Évangile.
Le porte à porte est certainement celui qu’on a, avec une certaine politesse, rétrograder dans les dernières places, évoquant une confrontation trop brutale avec la Bonne Nouvelle. Pour ma part, le porte à porte me permet d’évaluer mon degré de dépendance du Seigneur.
En règle générale, je suis seul pour aller rencontrer mes contemporains aux portes. Je sais ! Jésus envoyait ses disciples par deux mais mon expérience m’a montré que ce n’est pas toujours un avantage d’arriver à deux devant une personne seule.
Comment ?
J’utilise un support pour le porte à porte (sondage, traités, calendriers…) mais ce qui me permet d’aller sur le terrain non sans crainte, ce sont les moments de prières que je peux avoir avec mon groupe d’accompagnement.
Une anecdote :
Un jour, je suis parti pour un sondage. Le Saint Esprit m’a dirigé dans une rue précise ; mais pas de place pour se garer. J’ai alors laissé ma voiture au bout de cette rue, puis, je suis redescendu à pied pour frapper à la première porte. Et là, j’ai rencontré un homme que le Seigneur avait préparé. Cet homme, son épouse et leur fille ont découvert l’amour de Jésus mais il fallait cette rencontre…
Point faible :
Je dois être honnête et dire que le porte à porte est un combat spirituel. Il faut être prêt à être rejeté et considéré comme quelqu’un qui dérange : accepter de frapper à dix portes et de les voir toutes se refermer et malgré tout… continuer !
Le porte à porte m’aide à réaliser que naturellement, je n’aime pas le rejet. Je comprends mieux ce que notre Sauveur a vécu lorsqu’on le rejetait.
Point fort :
Mais c’est un réel bonheur de rencontrer des personnes qui écoutent et qui sont prêtes à connaître personnellement Jésus comme Sauveur et Seigneur. Suite à ce colportage, nous accompagnons une vingtaine de personnes dans un » Parcours découverte de la Bible ». Le porte à porte est un des moyens pour lier des amitiés. Plus que jamais, l’Église a besoin d’hommes et de femmes qui désirent s’investir pour les autres.
Le conseil : c’est qu’avant d’aller parler de Dieu aux hommes, prends le temps de parler à Dieu des hommes.
T. Mandras