Ma vie personnelle a été marquée par la découverte de l’œuvre de Jésus appliquée à ma vie chrétienne quotidienne. J’ai compris ce que voulait dire être sauvé aujourd’hui de mon égoïsme, de la préoccupation de moi-même, etc., reconnaître mes torts, être purifié par le sang de Jésus, pour être rempli de toute la puissance transformatrice du Saint-Esprit… en écoutant Roy Hession. Il avait reçu cet enseignement de frères qui avaient vécu le Réveil de l’Afrique de l’Est. Dans les année 1920, ce Réveil a commencé entre deux personnes : le Docteur Jo Chruch, missionnaire anglais et son assistant africain. Ils ont réalisé que quelque chose manquait à leur vie et à l’Église d’Ouganda. Ils ont découvert, entre autre, que chacun avait des réactions racistes. Ils ont décidé de les reconnaître, de les confesser et rien laisser subsister dans leur communion avec Christ et dans leur relation. Ni aucun autre d’autres péchés dont ils avaient besoin d’être « sauvés aujourd’hui ». Ce Réveil a visité plusieurs pays de cette région.

Qu’est-ce que le Réveil chrétien ?

Le Réveil est un événement ou une série de faits, au travers desquels plusieurs personnes, d’une même région, en même temps, expérimentent, de façon profonde et sans ambiguïté, la présence de Dieu. Les personnes touchées éprouvent toujours une conviction écrasante de la sainteté de Dieu et de leur péché. Elles sont convaincues que le seul chemin pour en être débarrassé passe par la croix de Jésus-Christ. Elles se repentent, croient en Jésus-Christ et expérimentent la joie qui résulte de l’assurance du pardon de Dieu et de sa présence intime. Par la suite, les personnes ainsi renouvelées sont poussées à témoigner de la vie nouvelle dont elles jouissent. Les premiers Réveils reconnus ont lieu au 17e siècle en Europe. Le Réveil parmi les Moraves, s’est produit au début du 18e siècle. Il y a eu des Réveils en Amérique du Nord, en Mandchourie, en Chine, aux Indes et en Afrique.

Un intérêt théorique ?

Nous pouvons tirer deux principes de l’histoire des Réveils et notamment de celui de l’Afrique de l’Est.


1° Dans tous les Réveils, Dieu souligne les vérités fondamentales de l’Évangile. Cela saute aux yeux à la lecture de tous les rapports. Ce sont toujours les mêmes vérités qui illuminent. Il est de la plus grande importance de les mettre en valeur !


2° Un résultat, commun à tous les Réveils, est que les gens ainsi renouvelés vivent un tel changement de vie que l’on peut parler d’un bouleversement spirituel. Dieu, pour eux, n’est plus une idée religieuse mais une personne avec laquelle ils sont en relation intime. Ils se réjouissent d’une communion étroite avec d’autres frères et sœurs, également renouvelés. Ils connaissent une puissance divine pour vaincre le péché. Ils vivent un véritable réveil personnel. De plus, les personnes renouvelées se sentent poussées à témoigner de leur expérience de Jésus-Christ et à proclamer celui qui seul est le chemin, la vérité et la vie.

L’importance de la repentance

Comme des milliers d’autres j’ai ainsi découvert l’importance de la repentance. A chaque fois que le Saint-Esprit dévoile un aspect non encore sanctifié de ma vie chrétienne. L’importance de se repentir vite, de reconnaître ses torts, de maintenir une communion libre et interrompue avec Christ, et les autres. L’importance de la grâce de Dieu qui peut opérer en moi ce que je ne puis produire.

C’est pourquoi nous accueillons toujours les jeunes évangélistes du Réseau des évangélistes émergents (R2E) par cette proposition : « Bienvenue dans la sainte confrérie des inaptes, selon l’ordre des mendiants de la grâce.» Inaptes, nous le sommes de nous même, mais qualifiés par la grâce de Christ pour nous. « Je suis pécheur, mais Jésus est mon Sauveur. […] Approfondir notre vie chrétienne, c’est réaliser que nous sommes de bien plus grands pécheurs que nous ne l’avions imaginé, et que Jésus, lui, est un bien plus grand Sauveur que nous ne l’avions pensé ! [1]».

Mendiants de la grâce ? CS. Lewis a écrit : « Les chrétiens sont des mendiants, mais des mendiants heureux parce qu’ils savent ou trouver à manger. » Notre souci est bien de transmettre un héritage spirituel qui place la croix de Jésus, son sang versé, la repentance pour nos péchés quotidiens, la puissance du Saint-Esprit au centre de notre sanctification. L’Évangile pour une vie de sainteté.


[1] Le chemin du Calvaire Ed BLF page 12

Alain Stamp