Il y a une dizaine d’année j’ai été interpellé par un texte de F. Schaeffer qui insiste sur les trois aspects du salut. « Il y a une erreur à ne pas commettre. Le mot « salut », tel que l’Écriture l’entend, a un sens bien plus large que celui de justification. Il a une portée dans le présent et le futur aussi bien que dans le passé. L’œuvre parfaite de Christ sur la croix n’apporte pas seulement la justification du chrétien. Elle permet également sa glorification dans l’avenir ; au retour de Christ, interviendra la résurrection du corps et s’ouvrira l’éternité. L’aspect présent du salut consiste en notre sanctification. La sanctification se conjugue au présent, c’est la relation présente avec notre Seigneur. »[1]
Je me suis rendu compte que le message de l’Évangile est souvent présenté comme une décision à prendre aujourd’hui qui garantie l’éternité. Le ticket pour le ciel. Rappelez vous ce chant pour enfants « Venez tous dans le train pour le ciel… Mais il faut un billet, Pour un si grand trajet… » Presque un faux évangile s’il omet l’œuvre de sanctification que l’Esprit veut opérer dans notre vie tout au long de notre existence, par sa grâce, pour nous préparer à régner avec Christ.
Parce que cet aspect de la sanctification a trop souvent disparu de notre évangile, le péché, la repentance et la sainteté sont eux aussi absents de nos préoccupations, prédications… et de nos chants. Sans parler ces situations qui appellent repentance et pardon et qui ne seront jamais réglées ni dans nos vies, ni dans les Églises.
C’est pour ces raisons que je prêche très souvent sur la nécessité d’être sauvé aujourd’hui. Et que je paraphrase Francis Schaeffer ainsi : « La sanctification se conjugue au présent… et s’écrit par la repentance. » À méditer tout au long de ce numéro.
Alain Stamp
1. Françis Schaeffer, Libéré par l’Esprit page 105