Tu as été orateur d’une plénière à MAD in France. Tu as fait participer quatre jeunes à ta prédication : dans quel but ?
MAD in France (www.mad-in-france.com) est un évènement d’évangélisation organisé par une équipe de trentenaires hyper dynamique, dans l’esprit des rassemblements européens tels que Jesus House (Allemagne) ou Soul Survivor (Angleterre). Pour cette troisième édition, mille jeunes étaient rassemblés à Valence pour passer le réveillon 2011 différemment. C’était une occasion formidable pour les groupes de jeunes d’étendre l’invitation à leurs contacts non-chrétiens, pour vivre l’Église et écouter l’Écriture autrement. Le thème retenu était : « Don’t worry, be VIP » traduit « Ne t’inquiète de rien, sois un VIP » Avec Manu Renard, nous avons choisi de décliner ce thème sous l’aspect de Vérité – Intégrité – Portabilité en prenant Jésus comme l’incarnation de ces trois valeurs VIP.
Dans l’ADN de MAD, il y a une volonté forte de former pour chaque nouvelle édition une nouvelle équipe. J’ai voulu entrer dans cette logique, en proposant de mettre sur orbite une nouvelle génération de jeunes orateurs. Trois jeunes du R2E (Christelle Avogadro, Derek Sutherland et Mélissa Varak) m’ont rejoint sur scène lors de la dernière plénière sur le thème de la « Portabilité », pour partager ce que Dieu fait en eux et au travers d’eux, dans la promotion du message de l’Évangile. Derek (23 ans) et Mélissa (19 ans) ont lancé l’appel de clôture en mettant au défi leur génération de suivre Jésus, le plus grand des ViPs. Ces jeunes s’adressaient à des jeunes, avec leurs propres mots, leur propre culture ! Beaucoup ont répondu à cet appel, touchés de voir des jeunes de leur âge s’engager si radicalement dans la mission de Dieu.
Dans les coulisses, back stage, je pouvais les apercevoir sur le devant de la scène. À cet instant plusieurs choses se télescopaient dans ma tête : la peur de les voir bafouiller, la fierté de les coacher, le saisissement devant la radicalité de leur appel, le tout accompagné… des larmes de joie de savoir la relève assurée. J’aime prêcher l’Évangile devant une salle comble. Mais j’aime encore plus me multiplier dans des jeunes qui sans aucun doute iront plus loin que moi.
Une petite anecdote : un membre de l’équipe organisatrice s’est inquiété de la longueur de leur appel et m’a demandé si je pouvais intervenir. Je m’y suis opposé avec fermeté en rappelant que nous respections le temps imparti. C’est aussi ça le mentorat : protéger ceux que nous exposons au service, quitte à prendre des coups et ne plus se voir réinviter au prochain tour…
Raphaël Anzenberger